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Le rendez-vous est fixé tous les 1er et 15 du mois. Okinn G, jeune DJ Orléanais, propose un mix d’une heure, avec les sons électro et techno du moment. Jusque là, on pourrait s’attendre à quelque chose de banal, de déjà fait. SURPRISE ! Okinn G ne prend que les perles, et ses perles à lui, on ne les entend pas sur les onde hertziennes. La conception du podcast bimensuel est une invitation au voyage. Avec une montée des téléchargements de son podcast, Okinn G est en passe de devenir incontournable. Tout est dit. Allez faire un petit tour, et dites-moi ce que vous en pensez.

P.S. : Le début de son podcast est joli un clin d’œil à un personnage diabolique, saurez-vous trouver qui ?

Dans le magazine Le Monde de ce samedi 15 janvier, un reportage fait le road movie du film "Sur la route", adaptation du célèbre roman éponyme de Jack Kerouac et pilier de la littérature nord américaine. La sortie serait prévue pour courant 2011. Le film sera-t-il d’aussi bonne qualité que l’œuvre d’un des plus grand auteur du siècle dernier ? Le Monde laisse pensé qu’il le sera, mais qu’en plus il explorera d’autres partie que le livre ne peut pas faire.

Sur la route de Jack Kerouac

On s’attend donc à un film de qualité. Et les acteurs du casting sont représentatifs de ce que veut nous montrer Walter Salles, le réalisateur. Sam Riley qu’on a pu découvrir dans Control, film biographique sur Ian Curtiss, incarne Sal Paradise, le double de Jack Kerouac dans son roman. Kristen Stewart joue le rôle de Marylou (LuAnne Henderson), la compagne de Dean Moriarty (Neal Cassidy). Ce dernier est porté par Garrett Hedlund, qu’on retrouve dans Tron – Legacy en ce début d’année. Les trois protagonistes renderont visite à Old Bull Lee (William Burroughs) et sa femme. On ne pouvait rêver mieux que Viggo Mortensen pour jouer le personnage emblématique de la littérature américaine de la seconde moitié du XXe siècle.

On peut beaucoup attendre de ce film. les roman de la Beat Generation ont été peu adaptés, et pour cause, ils sont difficile à mettre en image. On se souvient du magnifique The Naked Lunch de David Cronenberg, tiré du roman du même nom de William Burroughs, en 1991. Vingt ans plus tard, c’est au tour de Kerouac. Sur la route risque d’entrer dans les annales. Walter Salles a tenté de s’approcher au plus près du roman, mais aussi de la vie de Jack Kerouac et de son voyage original avec ses deux compagnons. C’est donc plus qu’une simple adaptation. D’ailleurs, le réalisateur affirme qu’il a laissé ses acteurs improviser. Si bien que, d’après Le Monde, la scène où Old Bull Lee et Sal Paradise joue à lancer des couteaux sur une cible dans le jardin, ces derniers sont remplacés par des armes à feu. On sent bien entendu que l’ombre du meurtre accidentel de Joan par Burroughs, à la suite de la tentative de la reproduction de l’exploit de Guillame Tell, planera lors de cette scène. C’est ceci qu’on a envie de voir. Et non une reproduction à l’identique. L’œuvre cinématographique doit s’appuyer sur l’œuvre littéraire et non la reproduire.

C’est avec grande joie que j’accueille ce film. Sur la route est un hymne au voyage dans une fuite de la société. Peut-être que ce qu’a réalisé Walter Salles trouvera un écho dans ce XXIe siècle.

Source :

SOTINEL, Thomas. "Sur la route" en tournage, le road movie".Le Monde Magazine, 15/01/2011, n°20522, pp. 24-29

Mr Atchoum

 

Rédacteur Locita.com

Rédacteur NetZ.fr

 

viaMr Atchoum.

Playlist Electro-Rock

En ce milieu de semaine, j’avais envie de partager ce qui fait vibrer mes tympans : les artistes électro-rock. Ce courant a l’avantage de prendre l’énergie du rock et la puissance de l’électro. Cette double force fait la différence avec le rock et l’électro même. Le genre est plutôt contemporain, pourtant ses origines remontent aux débuts des années 80 avec des groupes comme Depeche Mode qui l’ont porté de façon très large au public.

Je vous propose une petite playlist de 10 titres. Goose et Ghinzu sont mes préférés. Les belges ont toujours eu une très grande place dans ma discothèque et dans mon cœur. L’amour que je leur porte n’a d’égale que leur qualité musicale et leur énergie en live. Côté français, Beat Torrent a bien entendu sa place.

La petite découverte (soufflée par @CindyC_CE) va pour Pollux From Rio.

Playlist électro-rock sur Deezer

Découvrez la playlist Electro-Rock

Un nouveau Webzine arrivera la semaine prochaine sur la toile. En tant que rédacteur pour NetZ, j’ai décidé de vous présenter ce projet, et surtout pourquoi et comment vais-je y participer.

Un Webzine de blogueurs

NetZ est fait par des blogueurs (débutant ou confirmé) qui ont décidé de travailler ensemble. Le contenu sera autant diversifié que les rédacteurs de l’équipe sont tous d’horizon différent. Le webzine tentera d’être le plus complet possible, traitant de sujets variés.

Pourquoi ai-je rejoint Netz ?

Il est assez difficile, comme le rappel TonioP un autre rédacteur, de faire sa place dans la blogosphère. Une masse d’articles, d’informations, de news, de chroniques est présente et y voir clair relève du défi. NetZ propose une visibilité établie autant pour le lecteur que pour le rédacteur. L’équipe compte un peu plus d’une vingtaine de membres tous différents, et ceci, d’un point de vue personnel, ne peut être qu’enrichissant.

Comment vais-je contribuer sur NetZ ?

Le nouveau webzine est pour moi une opportunité de parler de ce qui m’anime : la musique et les livres. "C’est un peu la même chose que sur mratchoum" me direz-vous, mais pas exactement. Le projet initial de mratchoum est de parler de ce qui compose ma bibliothèque et ma discothèque, en parlant de mes coups de coeur par l’intermédiaire de chroniques. Sur NetZ, les articles seront plus de fond et présenteront un regard accès sur l’actualité musicale ou littéraire.

Pour l’avenir

Ce nouveau projet aura pour objectif de proposer un contenu d’une qualité toujours plus grande. Il n’est pas écarté que mratchoum prenne de l’ampleur dans les semaines à venir.

Pour suivre l’actualité NetZ, je vous conseille de jeter un oeil au compte Twitter. Rendez-vous la semaine prochaine !

Ma Fleur (2007) est le quatrième album studio de Cinematic Orchestra, groupe britannique formé en 1999. On y retrouve ce qui fait le succès des précédents opus : une musicalité recherchée dans un univers jazzy. Le tout est servi avec une ambiance calme et reposante.

Ce qui rend Ma Fleur exceptionnel, c’est qu’il réussit à s’ouvrir à un plus large public que les précédents, tout en rendant l’univers de Cinematic Orchestra plus complexe et plus riche. Man With A Movie Camera était accès jazzy avec des pistes comme “Theme Reprise” ou “Yoyo Waltz”. Dans ce quatrième album, le piano est au centre des compositions et a une présence bien plus imposante. Ceci n’est que pour nous ravir ! Les pistes “To Build A Home” (avec la voix de Patrick Watson) ou “Breathe” (avec Fontella Bass) sont des moments de calme total. Rien ne peut déranger pendant l’écoute. C’est un micro-univers qui s’empare de nous. Les instruments et la voix, formant un tout indissociable, sont au service d’une décharge émotionnelle très forte. Ceci réussit plutôt bien à Ma Fleur qui s’inscrit dans les meilleurs albums des années 2000.

La petite surprise : la voix de Lou Rhodes (chanteuse de Lamb, dont le cinquième album sortira mi-2011) fait son apparition sur “Time and Space”.

Ma Fleur pourrait être une bande originale tellement les sonorités provoquent des images de toutes sortes. La plongée dans l’univers de Cinematic Orchestra est fulgurante et sans possibilité de retour.

 

Site : The Cinematic Orchestra

Black Sands est le quatrième album studio de Bonobo sortie en mars 2010. On retrouve la voix d’Andreya Triana, planante et envoutante, ainsi que la même ligne directrice prise par Days To Come, l’album précédent.

 

Cet album est une suite audacieuse. Days To Come marquait fracture dans l’univers de Bonobo avec la participation de véritables instruments et la fondation d’un groupe en live. L’album avait quitté quelque peu l’univers Trip Hop des deux premiers. Un retour vers le Trip Hop avec des pistes comme “Kong” est plutôt audacieux. Mais, il ne s’agit pas d’un retour aux sources. Bonobo a percévéré dans la voie tracée par Days To Come tout en reprenant les leçons de Dial M For Monkey et Animal Magic. On assiste alors à une performance musicale de très grande qualité, au carrefour en passé et présent.

Une voix unique, la belle d’Andreya Triana est présente sur trois pistes : “Eyesdown”, “The Keeper” et “Stay The Same”. Simon Green (aka Bonobo) a par ailleurs travaillé sur son album. La chanteuse devient LA voix de l’album et correspond à l’univers en expansion lors de l’écoute.

On regrettera tout de même les voix de Bajka et de Fink présentent sur Days To Come. Des articles sur leurs albums respectifs sont en préparation.

La force de Black Sands est qu’il peut s’écouter de multiples manières et convenir à un large public. Il est possible de se laisser porter par les pistes ou de si attarder pour en saisir le fond. Chacun fait ce dont il a envie avec cet album.

Pour conclure la douzaine de pistes, le titre éponyme de Black Sands n’est pas une clôture. Cette piste nous transporte encore plus loin. Pour ne plus revenir ?

 

Bonobo Live Band.

Site : Bonobo

Retour à Brooklyn est le titre français du très connu Requiem for a dream publié en 1978. Ce livre a conduit Hubert Selby Jr. à la renommé. Requiem for a Dream a été adapté au cinéma par Darren Aronofsky en 2000. Le scénario est d’ailleurs écrit par Huert Selby Jr. Lui-même.

Retour à Brooklyn prend pour objet des personnages issus de la classe populaire américaine. Ceux-ci sombrent de peu à peu dans l’enfer de la drogue.

La longue et infernale descente des personnages dans l’enfer de la dépendance est le fil conducteur de ce roman. Il serait réducteur de dire que Retour à Brooklyn présente des personnages sombrant dans la drogue. Non pas que cela n’est pas vrai. Mais ceci est plutôt la trame de fond. Les personnages sont tout autant dépends aux psychotropes qu’à la popularité. Il en vient même à se demander si la quête de la popularité n’est pas aussi une forme de drogue. C’est tout l’intérêt du roman. Les récits (fictifs ou non) sur la drogues sont légions. Retour à Brooklyn se démarque alors par ce point. Mais ce n’est pas le seul.

Ce qui fait la puissance de Retour à Brooklyn, c’est son écriture étrange. A commencer par le fait qu’il n’y a ni guillemets, ni tirets, ni retour à la ligne pour préciser qui parle. Par souci de détails, et pour appuyer la présentation, je vais citer le début du roman dans sa traduction française : “Harry enferma sa mère dans le réduit. Harold. Je t’en prie. Non, pas encore cette télé. Okay, okay, Harry ouvrit la porte, bon, alors arrête d’me casser les méninges.”

Dans la citation ci-dessus, on note deux personnages qui dialoguent en plus du narrateur. Seulement qu’aucune typographie de dialogue n’est là pour le signaler. Tout le roman est écrit de cette façon. Si bien, il peut arriver que trois personnages parlent dans une même phrase. En analysant un peu, on comprend que le but est de présenter des événements qui se passent en même temps. Cette façon d’écrire permet l’illusion d’une synchronisation dans les évènements présenter dans une même phrase.

S’ajoute à ceci un mélange des niveaux de langages. Une utilisation de l’argot américain (très visible en version originale) donne une vision encore plus précise des personnages. La parole est un trait du personnage qui prend un place conséquente dans Retour à Brooklyn.

L’adaptation du roman peut servir de support pour la lecture. Avoir l’image en tête de la situation décrite peut parfois aider à comprendre où veut en venir le narrateur.

Mais, une adaptation doit savoir se détacher du roman tout en s’appuyant dessus. Et la traduction en image de l’écriture donne des plans scindés en deux. Les évènements se passent en même temps, pourquoi ne pourrait-on pas les voir à l’image ensemble ? Le film est donc une adaptation magistrale et devenu culte.

Retour à Brooklyn est un livre qui change son lecteur. Il l’attrape par le col est lui crache à la figure ce qui se cache au fond de lui : sa dépendance. On est tous dépendant à quelque chose. Et vous ?

Heligoland est le cinquième album de Massive Attack sortie au printemps 2010. Il succède à 100th Window (2003). Il a donc fallu attendre sept ans entre les deux albums. Malgré tout, Massive Attack ne s’est pas retiré pendant ces sept ans. Ils n’ont cessé de tourner. A noter tout de même que Heligoland marque le retour de Grant Marshall (Daddy G.) dans le groupe. Robert Del Naja (3D) était le seul rescapé du navire pour le précédent album.

La fracture dans l’univers de Massive Attack était déjà présente dans 100th Window. Il a été reproché à 3D d’avoir créé un univers lent et froid. Le retour de Daddy G pour ce cinquième opus a réchauffé un peu l’atmosphère que peu dégagé l’album. « Babel », par exemple, est servi par Martina Topley-Bird, chanteuse chaleureuse ayant travaillé avec Tricky sur plusieurs de ses albums. De plus, la voix grave de Marshall, comme sur « Splitting The Atom », donne une profondeur presque amicale. La musique presque cérébrale de 100th Window est laissée un peu de côté.

Un petit point négatif de l’album est que Robert Del Naja est plutôt absent au chant. Dans « Splitting the Atom », il n’a qu’un complet et quelques chœurs. Il faut attendre « Rush Minute », la huitième piste pour l’entendre sa voix lentement posée et froide.

Massive Attack s’est associé avec un musicien de talent : Damon Albarn (Blur, Gorillaz). La signature de Damon apparait sur « Splitting The Atom », « Flat Of The Blade » et « Saturday Come Slow » où il prend en charge le chant et scande « Do you love me ? » à qui veut l’entendre. Cette collaboration n’est pas toute nouvelle. On peut entendre Damon faire des chœurs sur « Small Time Shoot Em’Up », version alternative de « Small Time Shot Away ». Ceci mise à part, Damon Albarn et Robert Del Naja ont une façon de composer assez différente. Mais, il en sort un album complet, aggréable à écouter tout en respectant l’univers propre à Massive Attack.

Heligoland s’inscrit dans une continuité, dans un renouveau à chaque opus. Le pari est une fois de plus réussi pour Heligoland. Les compères de Bristol nous offrent un album qui change la donne. Aucune sortie de 2010 ne lui ressemble. Massive Attack est toujours impossible à classer, même si on peut les rapprocher de la culture Trip-Hop.

Les dix pièces de cet album peuvent transporter et faire vivre une expérience. C’est peut-être là où réside la force de Massive Attack.

 

Site : Massive Attack

Paris Noir est un recueil de douze nouvelles sombres sur la capitale française publié début juin 2010. Il est présenté par Aurélien Masson aux Asphalte éditions. Chaque nouvelle est écrite par un auteur différent sur un lieu de Paris (Oberkampf, Belleville, etc.). On notera la présence de Didier Daeninckx (Galadio) ou encore de DOA (Citoyen Clandestin).

Aurélien Masson est éditeur chez Gallimard, et dirige la collection « Série Noire ». Il a contribué, notamment, au renouveau de polar français avec des auteurs comme DOA (que l’on retrouve dans le recueil) ou Antoine Chainas (Versus).

L’ombre de la Ville Lumière est présente à chaque page. Paris Noir a pour but de nous présenter une autre face de la capitale. Celle que les touristes ne voient pas. Celle qui se cache. Celle qui vous fait trembler à l’idée qu’elle puisse être vraie. La prostitué prise dans un engrenage avec un flic pourri jusqu’à la moelle. Le Grand Frère des quartiers défavorisés qui vient faire sa justice dans les beaux quartiers. Tout ceci n’est que fiction… A moins que… Le doute s’installe, et c’est une autre ville qui nous apparaît.

Les nouvelles offrent quelque chose de différent. Les romans noirs sur Paris sont plutôt nombreux. Le fait d’avoir des nouvelles de différents auteurs change la donne, et ce sur plusieurs aspects. Tout d’abord, la nouvelle apporte ce que le roman ne peut : elle se lit d’un trait. Dans le métro, le bus ou autre, tout petit moment peut être propice à lire une nouvelle. La nouvelle a aussi l’enjeu de présenter rapidement les choses sur une courte distance. Aucun détail ne peut être laissé au hasard. L’attention doit être au maximum. Cela favorise amplement la décente dans l’univers de la nouvelle. Enfin, avoir plusieurs auteurs dans le recueil permet d’avoir divers points de vue, divers proses. Chaque auteur a son style d’écriture. Il convient qu’on n’aime pas tel auteur, parce qu’on n’aime pas son style. Dans Paris Noir, on a l’embarras du choix. Douze auteurs, douze écritures différentes. Même si toutes les nouvelles présentent ont un fort impact sur le lecteur, il peut arriver qu’on saute une ou deux nouvelles pour y revenir plus tard. Il n’y a pas véritablement d’ordre de lecture, malgré un placement des nouvelles. Commencer par la fin du recueil est possible. Chacun choisit.

La vision d’un autre univers, c’est sans doute là où réussi le recueil. Présenter Paris par la noirceur est un pari gagné pour Aurélien Masson. Paris Noir nous donne un aperçu sombre presque réaliste des bas-fonds de la capitale. Même si chaque lecteur se forge sa propre vision, celle-ci sera forcément ténébreuse. On ne peut être indifférent à ce recueil. Il nous glace. On ne peut l’apprécier. On l’aime pour nous donner une autre vision de Paris, ville lumière plongée dans les ténèbres le temps de douze nouvelles.

Site : Asphalte Editions

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