Le line-up a subi quelques changements. Mise à part le fait que Russel Hoobs (batteur possédé) est devenu un géant après s’être jeté dans l’eau aux abords de l’île, le groupe a subi un profond changement. La mort de Noodle (guitariste amnésique) dans Demon Days lui a valu une remplaçante : Cyborg Noodle. Ce robot, créé par Murdoc Niccals (bassiste démonique) est la réplique presque identique de Noodle, excepté qu’elle manie aussi les armes à feu. Ce changement dans la composition du groupe a été accompagné par la venue d’un bon nombre d’invité sur l’île (notamment Snoop Dog ou encore Lou Reed).

L’évolution de l’imaginaire a entrainé un changement radical dans la composition des chansons. L’album est un concept. Déjà avec Demon Days, on notait la présence d’un fil conducteur dans l’enchainement des morceaux. Avec Plastic Beach, c’est tout un univers qui est créé. Dans le Making Of, Damon Albarn parle de Plastic Beach comme d’un film, mais qui ne sortira pas au cinéma. Il n’en aura pas besoin. Le groupe délivre un univers sonore extrêmement riche. Aucune utilité de sortir un film, l’immersion se fait musicale et non visuelle.

A la première écoute, Plastic Beach peut être imbuvable. Le mélange des sonorités parait étrange. On ne comprend pas vraiment où veut en venir Gorillaz. Mais une fois le pied mis sur l’île, on n’en sort plus. On passe d’une introduction avec cuivres et cordes sur un fond de bruit d’océan, à des chansons pop telle « On Melancholy Hill » en passant par les darboukas de « White Flag » ou encore « Glitter Freeze », la chanson électro de l’album.

L’album reste de très grande qualité. Malgré la barrière que met très souvent un album concept, c’est un bijou sonore qui se cache sur cette île. L’innovation au maximum, Gorillaz s’aventure sur des sentiers inconnus. Le groupe reste fidèle aux premières lignes directrices empruntées avec le premier opus. Damon Albarn montre une fois encore qu’il est l’un des piliers de la musique britannique.

Sur scène, on note quelques petites modifications. A commencer par le fait que Gorillaz apparait désormais et n’est plus dans l’ombre. Murdoc clame haut et fort que Damon lui a volé son groupe, mais cela ne dérange pas vraiment l’intéressé qui a été rejoint par la moitié des Clash (Paul Simon à la basse et Mick Jones à la guitare).

 

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